24 novembre 2009
hedo traversée
La
traversée du temps est sans aucun doute un parcours initiatique. Toffer,
peintre dont le talent est temporairement suspendu à cause de la crise, se
distrait et forme par la provocation Lerouge, un staffeur de ville introverti
qui, par manque d’assurance de mécène , ne se laisse pas manipuler par son
environnement.
Cette
longue marche de nuit à travers les villes de Paris à Berlin en passant par NY
qui succède à la scène anthologique du marchandage des valises d’art va
permettre à Massé d’exposer des exemples concrets à la limite de la race
humaine dans un théâtre d’opération de maux, d’images de sensations digne d’un
fils du spot light .
21 novembre 2009
hedo cosmique
Pourquoi :
Parce que les pseudo-scientifiques...
- inventent leur
propre vocabulaire dans lequel plusieurs termes manquent de précision ou dont
les définitions sont ambiguës, ou ne possèdent pas de définition du tout
- font souvent
appel aux coutumes anciennes de la pensée magique
Parce que
les "explications" pseudo-scientifiques...
- tiennent
davantage du scénario
Parce que
les débats pseudo-scientifiques
- sont issus de
l'ignorance et d'erreurs élémentaires
Parce que la
"recherche" pseudo-scientifique...
- est
invariablement bâclée...
Parce que la pseudoscience...
- reste
indifférente aux faits, aux critères de la preuve solide, et repose entièrement
sur des idées anachroniques
- fait appel aux
critères de vérité de la méthodologie scientifique en lui refusant
simultanément toute validité, à de faux arguments d'autorité, à l'émotion, aux
sentiments ou à la mise en doute de faits établis.
- discute à partir de prétendues exceptions, d'erreurs, d'anomalies,
d'évènements étranges et de déclarations suspectes
- plutôt qu'à
partir de faits réels et de régularités bien établies de la nature
- fait des
déclarations extraordinaires et avance des théories fantastiques qui
contredisent ce qui est connu de la nature
- repose
fortement sur la validation subjective et fait davantage confiance dans les
conventions arbitraires de la culture humaine plutôt que dans les régularités
immuables de la nature
- se termine
toujours en absurdité si on la pousse jusqu'au bout
- évite toujours
soigneusement de vérifier ses déclarations dans des expériences significatives
- se contredit
souvent, même dans ses propres termes
- a délibérément
recours au mystère lorsqu'il n'y en a pas en omettant des informations
décisives ou des détails importants
- ne progresse pas
et tente de convaincre par la rhétorique, la propagande et des présentations
erronées, plutôt que par la preuve solide (qui n'existe vraisemblablement pas).
13 novembre 2009
hedo tyeddo
C’est
donc un comportement acquis. Que l’agressivité en elle-même puisse être liée à
l’inné ni change pas grand-chose, l’agressivité d’angoisse ou d’irritabilité ne
pouvant intervenir que si l’individu perçoit qu’il perd moins en s’inhibant
qu’en luttant.
Mais
comme dans le cas de l’agressivité défensive, l’agressivité liée aux situations
d’inhibition de l’action n’est elle aussi qu’un chapitre de l’agressivité de
compétition. C’est en particulier le cas concernant l’expression sociale de
cette agressivité, puisque l’inhibition de l’action en situation sociale
provient quasiment exclusivement de l’ascendant exercé par les dominants sur
les dominés.
03 novembre 2009
hédo Lévi-Strauss
Le terme Mana
désigne un concept Polynésien que l'on retrouve sous différentes
appellations dans d'autres peuples.
La notion de Mana,
fondation de la magie et de la religion, est l'émanation de la puissance
spirituelle du groupe et contribue à le rassembler. Le « Mana » est,
selon Mauss, créateur de lien social.
La notion de mana a
fait l’objet de nombreuses discussions, tant sur la traduction que sur sa
signification, mais aussi plus largement, elle a fait l’objet de discussions
sur la validité ou la pertinence des « notions de type mana ». Ainsi,
en 1881, Codrington définit le mana comme un « vecteur diffus de pouvoir
spirituel ou d’efficacité symbolique supposé habiter certains objets et
personnes ». Dix ans plus tard il précise en affirmant que le mana est un
« pouvoir d’influence » s’attachant aux personnes et aux choses,
véhiculé par les revenants et les esprits.
Keesing dit que ces
définitions sont des créations des Européens, mais pas la conception indigène.
En effet, depuis Codrington, lorsque mana a été privilégié comme substantif, il
a toujours été traduit comme tel, alors qu’en réalité il avait trois formes
possibles : verbe actif, verbe passif, substantif. Cet aspect apparaît
encore chez Marcel Mauss, pour lequel le mana devient fondamentalement un
substantif. « On dit d’un objet qu’il est mana, pour dire qu’il a cette
qualité ; et dans ce cas le mot est une sorte d’adjectif ». Au début
du siècle, le terme mana a commencé à illustrer l’idée d’une qualité abstraite
ou d’un support de pouvoir surnaturel sur lequel repose l’action humaine ou
dont celle-ci dépend.
Dépassant largement
le contexte océanien, mana est devenu une notion du métalangage
anthropologique. Aujourd’hui l’explication la plus aboutie est celle de
Keesing : il en donne trois usages :
-verbe
d’état signifiant « être efficace, puissant, réalisé », utilisé de
façon stéréotypée pour décrire l’efficacité et la chance.
-verbe
employé dans les prières et les invocations : « bénis, soutiens,
rends efficace… »
-comme
substantif : « efficacité, réalisation, puissance… »
Cela pose de
nombreuses questions, en particulier celles de la traduction, et de la
signification. Car tout ce que l’on attribue au mana reste flottant ou vague.
Lévi-Strauss compare le mana aux mots français « truc » ou
« machin ». Il dit en effet que « derrière machin, il y a
machine et plus lointainement l’idée de force ou de pouvoir ». Quant à
truc, cela dérive des coups heureux dans les jeux. Pour lui, les conceptions de
type mana (wakan, orenda) relèvent d’une forme de pensée universelle et il met
en avant une explication linguistique. La fonction des notions de type mana,
écrit-il, « est de s’opposer à l’absence de signification sans comporter
par soi-même aucune signification particulière », elle est de combler un
écart entre le signifiant et le signifié. C’est leur vide sémantique qui rend
ces notions centrales. Celles-ci représentent précisément « ce signifiant
flottant qui est la servitude de toute pensée finie, bien que la connaissance
scientifique soit capable, sinon de l’étancher, au moins de le discipliner
partiellement (…). Nous voyons dans le mana, le wakan, l’orenda et autres
notions du même type l’expression consciente d’une fonction sémantique, dont le
rôle est de permettre à la pensée symbolique de s’exercer malgré la
contradiction qui lui est propre ».
Avec l’exemple du
mana se posent les problèmes de l’usage et de la signification. Toutefois, si
l’on ne parvient à donner une définition du mana, on lui trouve une fonction
avec Lévi-Strauss. Quant à la signification de ce type de notions, il faut
probablement y renoncer, puisqu’elles sont en elles-mêmes vides de sens et donc
susceptibles de recevoir n’importe quel sens.
Pourtant, on avait
donné un sens au mana, une substance diffuse et invisible de pouvoir, une création
européenne. Keesing pose le problème de la traduction : une mauvaise
traduction peut en effet entraîner non seulement la création d’entités
inexistantes, mais aussi d’importants problèmes analytiques. À cause de
mé-traductions, les ethnologues se sont souvent inventé de pseudo problèmes. Il
ne s’agit pas seulement de chercher des significations à ces notions, il faut
aussi observer l’usage qui en est fait, le contexte d’énonciation, etc.
26 octobre 2009
hedo chewing GÖM
graff Gom 09
Le « livre des morts » est un recueil de formules magiques et d'incantations présent dans l'Égypte antique.
Sortir au jour est le véritable nom du livre
des morts des Anciens Égyptiens. Le « jour » en question n'est pas
celui des vivants, mais tout principe lumineux s'opposant aux ténèbres, à
l'oubli, à l'anéantissement et à la mort. Dans cette perspective, le voyage
dans la barque du dieu soleil Rê vers le royaume d'Osiris (version nocturne du
soleil diurne en cours de régénération) pouvait être considéré comme une fin en
soi.
Il
s'agit de rouleaux de papyrus, recouverts de formules funéraires, placés à
proximité de la momie ou contre celle-ci, dans les bandelettes. Ces différents
« livres » ne sont pas tous identiques, car le bénéficiaire
choisissait les formules qui lui convenaient, probablement en fonction de ce
qu'il pouvait s'offrir car ces manuscrits représentaient un investissement non
négligeable. Certains peuvent donc être courts, alors que d'autres reproduisent
l'ensemble, ou presque, du corpus.
C'est
l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius qui, en 1842, appela Todtenbuch (Livre des Morts) (nom qui
est ensuite resté), un papyrus conservé au musée égyptologique de Turin dont il
a effectué une première traduction.
22 octobre 2009
hedo panneaux
Le panoptisme et le redressement
Le succès de ce système aidant, la seconde
conséquence de sa mise en place est son adoption par d'autres institutions que
la seule prison, à commencer par l'atelier, où quelques contremaîtres suffisent
désormais à contrôler des centaines de travailleurs : ils déambulent à
présent dans des allées rectilignes d'où ils dominent les employés assis à une
table individuelle et tous visibles de loin. On retrouve également des méthodes
carcérales dans les écoles, les pensionnats ou les casernes, où les lits sont
peu à peu alignés, les emplois du temps plus stricts, l'exercice et la
répétition valorisés.
Le redressement des corps humains auquel
ces institutions procèdent chacune à sa façon conduit selon Michel Foucault au
redressement des morales, chacun devenant son propre censeur une fois qu'il y a
été corrigé par un concours d'organismes, tout au long de sa vie.
Par un fort maillage social, avec au
centre la prison, ce n'est plus le souverain qui est isolé, mais bien l'individu.
20 octobre 2009
hedo masse tic
mastard
le mass art
le masse star
Homme fort,
physiquement imposant, costaud, viril ; gros, imposant, grand, imposant, massif
1 Un beau soir elle a enfin rencontré un sportif, un
mastard, un costaud bien baraqué - 2001
2 Des après-midi entiers il passe, sévère, à lui peindre
des têtes sur poteaux, qu'y a plus que ça qui lui fait effet, des mahousses,
des plus en plus mastards, des géants ! - 2002
3 Le mastard du pinceau, la tête de chêne qui ne regarde
pas ses chaussures sans glands - 2003
4 Un presse-papiers, une tête de plomb, d'aspect mastard
- 2004
5 Un de ces quatre, il va lui tomber une tête mastarde
sur le ciboulot du mastoc - 2005
6 Lui, il se contentait maintenant de conserver une
collection d'anciennes bouilles sur calcifs de lin qui étalaient leurs fados de
couleurs au-dessus de la grisaille du business. .
-2006
7 Le modèle tête à
tête dit de l'appât et de l'hameçon
fit son apparition au début du XXIe siècle.
-2007
8 En définitive le
succès mastard dépend d’abord de l'adéquation entre le modèle de tête et les
priorités de l’artiste.-2008
9 Le spectromètre
de masse TOFFER-STAR Elite est doté d’un analyseur à temps de vol (TOF)
fonctionnant en mode réflectron du temps qui passe.
hédo contrôle
La société
de contrôle est calquée sur le modèle de l’entreprise post-fordiste. C’est une
société où se multiplient les mécanismes socio-techniques du contrôle flexible.
Les vertus cardinales de ce mode de gestion :
-
autonomie, créativité,
-réactivité, adaptabilité
- se
conjuguent avec les exigences de la « grille des objectifs » et de la « culture
du résultat ». Le contrôle y est à court terme, à rotation rapide, mais
continue et illimitée. Cette nouvelle feuille de route a l’arrière-goût de
l’implication contrainte, de la servitude volontaire et de la précarité. Elle
est en résonance avec le régime des nouvelles technologies informationnelles.
C’est ce que postule Gilles Deleuze lorsque, à la suite de William S.
Burroughs, il met en place le concept dans Pourparlers :
« A chaque
type de société, évidemment, on peut faire correspondre un type de machine :
les machines simples ou dynamiques pour les sociétés de souveraineté, les
machines énergétiques, pour les disciplines, les cybernétiques ou les
ordinateurs pour les sociétés de contrôle. Mais les machines n’expliquent rien,
il faut analyser les agencements collectifs dont les machines ne sont qu’une
partie ».
15 octobre 2009
la vie prêtée
Seule ma pensée m'appartient, alors que les biens matériels, au
nombre desquels il faut compter le corps, ne me sont que prêtés. Mais ma pensée
elle-même ne peut être mienne que si je l'exerce afin de la libérer de ce qui,
en elle, est impensé.
24 septembre 2009
Hédo zoomorphisme
Le style d'Art Spiegelman
Dans son
œuvre, Art Spiegelman représente les différents groupes nationaux par
différentes espèces d'animaux : les Juifs sont représentés par des souris (« Maus » signifie
« souris » en allemand),
les Allemands par des chats, les Français
par des grenouilles, les
Américains par des chiens, les Suédois
par des élans, les Polonais
par des porcs, les
Britanniques par des poissons,
les Roms par des bombyx
disparates (lépidoptères dont
le nom anglais est gypsy moths)
et l'enfant né d'une liaison entre des personnes juives et allemandes par une
souris au pelage marqué de rayures félines. L'utilisation du zoomorphisme, un
style familier aux dessins animés et aux bandes dessinées, est une référence
aux images de propagande .Le chapitre 5 du tome 1, intitulé Trou de souris reprend un ancien
travail de Spiegelman : Prisonnier
sur la planète Enfer [6]
publié dans le premier numéro de Short
Order Comix, une revue confidentielle de bande dessinée, en 1973. Ces
quelques pages sont en rupture de style totale avec l'œuvre. Art Spiegelman
raconte les sentiments qui l'ont traversé lors du suicide de sa mère. Il se réprésente
habillé en déporté. Le trait est hyperstylisé et sue l'angoisse et la noirceur.
Éditions
Maus - Un survivant
raconte:
Maus, tome 1 - Mon père saigne l'histoire - ISBN
2080660292
Maus, tome 2 - Et c'est là que mes ennuis ont commencé - ISBN
2080666185
Maus, l'intégrale -
ISBN
2080675346




















