20 juin 2008
la masse vivante
Ce mot, que Pierre Teilhard de Chardin emprunte à Vernadsky, part de
l'observation qu'une pellicule de faible épaisseur (quelques kilomètres)
entourant la Terre - qu'on
comparerait presque aujourd'hui à un biofilm - contient
à la fois toutes les connaissances
de l'humanité et toute
sa capacité de traitement de l'information.
La noosphère
se juxtapose à la lithosphère (la masse inerte),à la biosphère (la masse
vivante) et à la sociosphère (ensemble des relations humaines
et/ou écologiques) et
elle englobe l'ensemble de l'activité intellectuelle de la Terre
Les
vulgarisateurs scientifiques Jack Cohen et Ian Stewart lui ont donné le nom plus
médiatique d’extelligence.
Le cerveau des
hommes fait partie de la noosphère, mais aussi toutes les infrastructures
créées par lui qui participent au traitement comme au stockage de l'information :
villes, bibliothèques,
infrastructure politique, culture,
lois, réseaux de communication.
08 juin 2008
hédo fondation
L'histoire
du futur selon Asimov
Les trois lois
sont : (source : Les Robots, Isaac Asimov, éditions J'ai Lu,
traduction de C.L.A., 1967)
Première Loi : Un robot ne peut
porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain
exposé au danger ;
Deuxième Loi : Un robot doit obéir
aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en
contradiction avec la
Première Loi
Troisième Loi : Un robot doit
protéger son existence dans la mesure où cette protection n'entre pas en
contradiction avec la
Première la Deuxième Loi.
Après avoir
écrit ses deux grands cycles, l'éditeur d'Asimov lui a demandé pour son public
de les relier pour construire une « histoire du futur » cohérente. Il
a alors écrit des ouvrages intermédiaires pour faire le lien entre les deux
cycles. L'ensemble final incluant les nouvelles est composé de dix-sept
ouvrages que l'on peut subdiviser en cinq parties, ou cycles qui peuvent se
lire séparément les uns des autres et qui sont ici classés par ordre
chronologique. À cela on peut ajouter La Fin de l'éternité, roman à part, qui
prend cependant sa place dans l'ensemble comme point de départ vers l'empire
galactique.
1. The End of Eternity, 1955 (La Fin de l'éternité)
2. Les nouvelles sur les robots :
1. I, Robot, 1950 (Les Robots)
2. The Rest of the Robots, 1964 (Un Défilé de robots) - J'ai lu
N°542, 1974
3. Robot Dreams, 1986 (Le Robot qui rêvait)
3. Le cycle d'Elijah
Baley :
1. The Caves of Steel, 1953 (Les Cavernes d'acier) - J'ai lu
N°404, 1971
2. The Naked Sun, 1956 (Face aux feux du soleil) - J'ai lu
N°468, 1973
3. Robots of Dawn, 1983 (Les Robots de l'aube)
4. Robots and Empire, 1985 (Les Robots et l'Empire)
4. Le cycle de l'Empire :
1. The Currents of Space, 1952 (Les Courants de l'espace)
2. The Stars Like Dust, 1951 (Tyrann)
ou Poussière d'étoiles
- J'ai lu
N°484, 1973
3. Pebble in the Sky, 1950 (Cailloux dans le ciel)
5. Le cycle de Fondation :
1. Prelude to Foundation, 1988 (Prélude à Fondation)
2. Forward the Foundation, 1992 (l'Aube de Fondation)
3. Foundation, 1951 (Fondation)
4. Foundation and Empire, 1952 (Fondation et Empire)
5. Second Foundation, 1953 (Seconde
Fondation)
6. Foundation's Edge, 1982 (Fondation foudroyée)
7. Foundation and Earth, 1986 (Terre et Fondation)
05 juin 2008
animat manipulation de la réalité.
Philip K. Dick
Nombre des
histoires de Philip K. Dick ont pour thèmes la modification et la manipulation
de la réalité. Ces thèmes sont particulièrement présents dans les nouvelles Jeu
de guerre, Souvenir à vendre, ainsi que dans les romans Les
androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, La vérité
avant-dernière, Le dieu venu du centaure ou Ubik.
Nombreux sont
ceux qui pensent que ces caractéristiques proviennent directement de la
paranoïa qui marquait sa santé mentale fragile, notamment en raison de sa
consommation de drogues (surtout des amphétamines) et de médicaments. Mais la
critique sociale et le cynisme des puissants qui "imposent une réalité
fictive" sont aussi très présents chez lui.
Il est très
connu pour avoir créé dans ses romans une atmosphère sombre, inspirant ainsi
les cyberpunks bien
qu'il ait vécu trop tôt pour les connaître. Mais cette atmosphère
« glauque » tient en fait à l'intrigue héritée du gnosticisme qui
hante la plupart des romans de Dick : le faux, qui régit ce monde, et que
nous percevons comme le vrai, doit être démasqué.
Durant les
dernières années de sa vie, il consacre la plupart de son temps à écrire l'Exégèse,
texte monumental sur son œuvre dont une seule partie est publiée aux États-Unis.
Elle est issue des interrogations de Dick sur une expérience mystique qu'il a
vécue en mars 1974, laquelle est aussi à l'origine de Siva, œuvre emblématique de la fin de
sa vie. On y trouve des fragments de l'Exégèse, à l'intérieur d'une
histoire qui est une véritable mise en abyme de sa propre vie. À sa mort on
découvre chez lui plus de 8 000 pages du dialogue qu'il entretient avec
lui-même depuis cette expérience. Un exemple parmi d'autres : en écoutant
la chanson des Beatles Strawberry Fields Forever, il diagnostique que son fils
est atteint d'une hernie inguinale,
ce qui sera confirmé par des examens ultérieurs.
Solar Lottery, 1955 (Loterie
solaire)
The World Jones made, 1956 (les Chaînes de l'avenir) - Le Masque Science Fiction N°41, 1976
The Cosmic Puppets, 1956 (les Pantins cosmiques)
The Man who Japed, 1956 (le détourneur) - Le Sagittaire collection Contre-coup N°8, 1977, paru
aussi sous le titre Le Profanateur
Eye in the Sky, 1957 (l'Œil dans le ciel) Ailleurs et demain, 1976
Time Out of Joint, 1959 (le Temps désarticulé) - - Dimensions, 1974
Dr Futurity, 1960 (Docteur Futur)
Vulcan's Hammer, 1960 (les Marteaux de Vulcain)
The Man in the High Castle, 1962 (le Maître du Haut Château)
The Game Players of Titan, 1963 (les Joueurs de Titan)
Clans of the Alphane Moon, 1964 (les Clans de la Lune alphane)
Martian Time-Slip, 1964 (Glissement de temps sur Mars)
initialement paru sous le titre All we
Marsmen (Nous les Martiens)
The Simulacra, 1964 (Simulacres) - Dimensions, 1973
The Penultimate Truth, 1964
Lies, inc., 1964 (Mensonges & Cie)
The Three Stigmata of Palmer Eldritch, 1965 (le Dieu venu du Centaure)
Doctor Bloodmoney, or How we got
Along after the Bomb, 1965 (Dr Bloodmoney)
The Zap Gun, 1965 (le Zappeur de mondes) [détail des éditions]
paru sous le titre Dedalusman dans l'édition Le Masque, 1974
The unteleported man, 1966
The Crack in Space, 1966 (la Brèche dans l'espace) [détail des éditions]
Now wait for Last Year, 1966 (En attendant l'année dernière)
[détail des éditions]
Counter-clock World, 1967 (À rebrousse-temps) [détail des éditions] - J'ai lu N°613, 1975
The Ganymede Takeover, 1967 (les Machines à illusions) [détail des éditions]
Do Androids Dream of Electric Sheep?, 1968 (Les androïdes rêvent-ils de
moutons électriques ?)
renommé Blade Runner
après la sortie du film
Galactic Pot-Healer, 1969 (le Guérisseur de cathédrales)
A Maze of Death, 1970 (Au bout du labyrinthe) [détail des éditions]
Our Friends from Frolix 8, 1970 (Message de Frolix 8) [détail des éditions]
We can Build you, 1972 (le Bal des schizos) [détail des éditions]
Flow my Tears, the Policeman Said, 1974 (Coulez mes larmes, dit le policier)
paru aussi sous le titre Le prisme du néant
Confessions of a Crap Artist, 1975 (Confessions d'un barjo)
paru aussi sous le titre Portrait de
l'artiste en jeune fou
co-écrit avec Roger Zelazny.
A Scanner Darkly, 1977 (Substance
mort)
d'où sera tiré en 2006 le film d'animation A Scanner Darkly de Richard Linklater
The Divine Invasion, 1981 (l'Invasion divine)
The Transmigration of Timothy Archer, 1982 (la Transmigration de Timothy
Archer)
Lies,Inc., 1983 (Mensonges & Cie]) - Ailleurs et demain, 1984
The Man Whose Teeth Were All Exactly Alike, 1984 (l'Homme dont les dents étaient
toutes exactement semblables) [détail des éditions]
In Milton Lumky Territory, 1985 (Aux pays de Milton Lumky) - collection 10 18 N°2317,1992
Humpty Dumpty in Oakland, 1985 (Humpty
Dumpty à Oakland)
Puttering about in a Small Land, 1985 (Mon
royaume pour un mouchoir)
Nick and the Glimmung, 1985 (Nick
et le Glimmung) - Folio junior N°573, 1989
Radio Free Albemuth, 1985 (Radio libre Albemuth)
Mary and the Giant, 1987 (Pacific Park)
The Broken Bubble, 1988 (la Bulle cassée)
Voices from the Street, 2007 (Les Voix de l’asphalte)
02 juin 2008
darmellah nicolas



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Darmellah
N i c o l aS
.
Le peintre Ivryen revient avec de nouvelles
créations qui témoignent d’un art qui s’affirme. Technique mixte marouflage,
encre et acrylique, son travail se décline entre abstraction et figuration.
Traversées de signes,
de pictogrammes, arabesques,sillages de couleur,
silhouettes humaines et animales à peine esquissées, ces oeuvres méritent le
génie de l’artiste. Le vernissage du vendredi 6 juin à partir de 19 heures sera
l’occasion d’une soirée et d’une rencontre chaleureuse avec le charisme
d’un être sensible.
Restaurant L’équisetum 89 rue Victor Hugo
94200 Ivry sur
Seine.
28 mai 2008
jeu de la vie
La théorie du chaos traite des systèmes dynamiques rigoureusement déterministes, mais qui présentent un phénomène fondamental d'instabilité appelé « sensibilité aux conditions initiales » qui, modulant une propriété supplémentaire de récurrence, les rend non prédictibles en pratique sur le « long » terme.
« Comment oser parler des lois du hasard ? Le hasard n'est-il pas l'antithèse de toute loi ? Ainsi s'exprime Rerirand, au début de son Calcul des probabilités. La probabilité est opposée à la certitude ; c'est donc ce qu'on ignore et, par conséquent semble-t-il, ce qu'on ne saurait calculer. Il y a là une contradiction au moins apparente et sur laquelle on a déjà beaucoup écrit.
Et d'abord qu'est-ce que le hasard ? Les anciens distinguaient les phénomènes qui semblaient obéir à des lois harmonieuses, établies une fois pour toutes, et ceux qu'ils attribuaient au hasard ; c'étaient ceux qu'on ne pouvait prévoir parce qu'ils étaient rebelles à toute loi. Dans chaque domaine, les lois précises ne décidaient pas de tout, elles traçaient seulement les limites entre lesquelles il était permis au hasard de se mouvoir.
23 mai 2008
troglo
Dans les Euménides,
le chœur déclare de même:
«Qu' Il se fait rendre
de terribles comptes,
le Prince des morts, là-bas sous la terre,
et dans son grand Livre >>
Hadès est « Zeus souterrain », à
rapprocher du « Zeus chtonien » qu'Hésiode recommande
au laboureur d'invoquer avant de mettre la main à la charrue. Il est plus
couramment vénéré sous des épiclèses qui ont
une valeur d'euphémisme.
Il est ainsi Πλοὐτων / Ploútôn, « le Riche », parce
qu'il est maître des richesses du sol, qu'elles soient minérales ou végétales ;
sous ce nom, un temple lui est consacré sous ce nom à Éleusis et il
reçoit des honneurs à Athènes.
On lui sacrifie des brebis ou des
taureaux noirs durant la nuit uniquement. Euripide indique
qu'Hadès ne fait pas l'objet de libations rituelles.
16 mai 2008
Valentin Henry montent vers le ciel.
Élégie
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Élégie, par William Bouguereau (1899)
L’élégie
(du mot grec elegeia, « chant de deuil ») est une forme de
poème. Dans l’Antiquité,
est appelée « élégie » tout poème alternant hexamètres et pentamètres en distiques : ce sont les vers élégiaques.
De nos jours,
l’élégie est considérée comme une catégorie au sein de la poésie lyrique, en
tant que poème de longueur et de forme variables caractérisé par son ton
plaintif particulièrement adapté à l'évocation d'un mort ou à l'expression d'une souffrance amoureuse due à un abandon ou à une absence.
On attribue à
Pythagore des préceptes oraux (appelés « acousmates ») ; leur
authenticité est évidemment douteuse, bien que Jamblique indique
que les pythagoriciens se gardaient d'y ajouter quoi que ce soit. Il signale
également que ces préceptes sont sans doute inspirés des sept sages.
Ces acousmates
sont présentées par Jamblique (Vie pythagorique, 82 - 86) comme un
enseignement oral qui se passe de toute démonstration, et qui a valeur de
sentence divine. Il les classe en trois catégories : les acousmates qui
révèlent l'essence, ceux qui révèlent l'absolu et ceux qui révèlent ce qu'il
faut ou ne faut pas faire.
Voici quelques
exemples :
Acousmates
portant sur l'absolu
- Qu'y a-t-il de plus
juste ? Accomplir des sacrifices (de soi, autrement dit "savoir
renoncer à quelque chose pour avancer").
- Qu'y a-t-il de plus
sage ? Le nombre, et après lui, celui qui a donné leur nom aux
choses.
- Quelle est l'activité humaine
la plus sage ? La médecine.
- Qu'y a-t-il de plus
beau ? L'harmonie.
- Qu'y a-t-il de plus
fort ? La raison.
- Qu'y a-t-il de meilleur ?
Le bonheur.
Acousmates
portant sur ce qu'il faut faire et ne pas faire
- Il faut engendrer des enfants
(sinon les âmes des défunts ne pourront plus progresser car elles avancent
par l'expérience au cours de la vie, et de vies en vies)
- Il faut commencer par chausser
le pied droit (c'est à dire se concentrer sur chaque geste de sa vie, avec
attention, pour être toujours présent à ce qu'on fait)
- Il ne faut pas battre sa femme
(c'est à dire maintenir l'équilibre entre les principes complémentaires,
sans lesquels l'un ne peut exister sans l'autre, et sans dominance de l'un
des principes sur l'autre)
- Il ne faut pas donner d'autre
conseil que le meilleur (c'est à dire qu'il faut pratiquer la voie la plus
juste dans toute situation, y compris dans les conseils pour permettre à
son semblable d'avancer)
- Les fatigues sont bonnes, mais
les plaisirs, quels qu'ils soient, sont pernicieux (c'est à dire que les
plaisirs peuvent parfois détourner de l'essentiel)
Symboles
Il existe une
autre catégorie de préceptes, les symboles, qui sont des préceptes imagés.
- Ne pas rompre l'équilibre de
la balance.
- Ne pas attiser le feu avec un
couteau.
Politique
Il est le
fondateur de la science politique. Il veut organiser la cité de façon
mathématique et rationnelle. Des spécialistes du pythagorisme
attribuent d'ailleurs à l'école pythagoricienne une grande partie de l'œuvre de
Platon, La République
Extraits :
« ... Ainsi le gouvernement de cette cité
(...) sera une réalité et non pas un vain songe, comme celui des cités
actuelles, où les chefs se battent pour les ombres et se disputent l'autorité,
qu'ils regardent comme un grand bien. Voici là-dessus quelle est la
vérité : la cité où ceux qui doivent commander sont les moins empressés à
rechercher le pouvoir, est la mieux gouvernée et la moins sujette à la
sédition, et celle où les chefs sont dans des dispositions contraires se
trouvent elle-même dans une situation contraire.
- Avec une éducation pareille, chacun ne viendra
au pouvoir que par nécessité, contrairement à ce que font aujourd'hui les chefs
dans tous les Etats.
- Oui, reprit Socrate, si tu découvres pour ceux
qui doivent commander une condition préférable au pouvoir lui-même, il te sera
possible d'avoir un Etat bien gouverné ; car dans cet Etat seuls commanderont
ceux qui sont vraiment riches, non pas d'or, mais de cette richesse dont
l'homme a besoin pour être heureux. Par contre, si les mendiants et les gens
affamés de biens particuliers viennent aux affaires publiques, persuadés que
c'est là qu'il faut en aller prendre, cela ne te sera pas possible ; car
on se bat alors pour obtenir le pouvoir, et cette guerre domestique et
intestine perd et ceux qui s'y livrent et le reste de la cité. »
Pour toi Henry et Valentin amis de cœur montés
vers le ciel qui ont connu les moments rares de la complicité et la force de
l’élévation vers la joie.
06 mai 2008
le palais de la mémoire
Art de mémoire
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie
libre.
L' Art de mémoire (Ars memoriae),
appelé aussi méthode des loci ou
méthode des lieux, est une
méthode mnémotechnique
pratiquée depuis l'antiquité. Elle sert principalement à mémoriser de longues
listes d'éléments ordonnés. Elle est basée sur le souvenir de lieux déjà bien
connus, auxquels on associe par divers moyens les éléments nouveaux que l'on
souhaite mémoriser.
Cet art fut
enseigné pendant des siècles dans les universités, comme constituant une partie
de la rhétorique et de la
dialectique. Il
permettait à un orateur de mémoriser rapidement un sermon ou un discours.
Art de mémoire, architecture et
"palais de la mémoire"
On conseillait
autrefois d'utiliser des endroits existants pour l'usage de l'art de mémoire,
par exemple un marché ou une église. Pour utiliser la méthode, on visitait
plusieurs fois l'édifice, en examinant toutes ses parties, toujours dans le
même ordre. Après plusieurs visites, on était capable de se remémorer et de
visualiser chacune de ses pièces avec acuité.
Pour mémoriser
ensuite un discours, on le découpait en parties, chacune symbolisée par une
image saisissante ou par un symbole. En pensée, on déposait chacune de ces
images dans l'édifice de référence. On pouvait ensuite se remémorer chaque
image dans l'ordre, en imaginant qu'on visitait l'édifice dans l'ordre
habituel.
Au Moyen Âge, cette
technique ancienne fut modifiée, probablement sous l'influence des traditions
médiévales juives, en prenant comme lieu de référence des édifices décrits dans
la Bible, et
idéalisés: Le Tabernacle (Bible), le Temple de Salomon,
la vision du temple du Livre
d'Ézéchiel ou la Nouvelle Jérusalem de l'Apocalypse. Cette
architecture, dans certains cas imaginaire, influença la construction des
édifices médiévaux réels, tels que les monastères, les églises situées sur les
pélerinages et les cathédrales.
Dans tous les
arts de mémoire, il était conseillé d'utiliser des univers mentaux bien
éclairés, clairement organisés dans un ordre particulier, et proches les uns
des autres. Plus il y avait de pièces, de passages et de niches et mieux
c'était. Au XVIe siècle, un tel enchaînement de lieux
était parfois dénommé un « palais de mémoire ».
Cependant, ces lieux étaient aussi regroupés ou au contraire éclatés
mentalement en sous-ensembles que l'on pouvait mentalement contempler d'un seul
regard, dans une sorte d'équivalent médiéval de ce que l'on appelerait de nos
jours une "mémoire de travail".
Dans la
pratique, ces lieux peuvent être utilisés pour mémoriser plusieurs séries
ordonnées d'objets. Les images mentales qui y sont accrochées peuvent être
remplacées par d'autres, les lieux se comportant alors comme une tablette de
cire ou une page sur laquelle on inscrit les images.
Les
caractéristiques des images mentales utilisées sont capitales. Elles doivent
être inhabituelles et frappantes, et il est préférable qu'elles aient une
valeur émotionnelle. Des images humoristiques, obscènes ou sacrilèges étaient
souvent utilisées, l'objectif étant de créer un tableau particulièrement
mémorable.
Comme il est
facile de se déplacer dans un tel lieu imaginaire en partant de n'importe quel
point, il est tout aussi facile de se remémorer la liste d'objets en partant de
n'importe quel point, voir même de la parcourir mentalement, donc de la
réciter, dans l'ordre inverse. Certains faits de mémoire prodigieuse ont été
attribués à cette technique.
L'art de
mémoire est une aide à la rédaction et à la rhétorique, mais pas une aide pour
l'apprentissage par cœur d'un texte. Au Moyen Âge, les deux techniques étaient
clairement distinguées, en ce que dans l'apprentissage par cœur d'un texte, les
éléments sont toujours restitués dans le même ordre. L'usage de l'art de
mémoire au contraire permettait de restituer les éléments à partir de n'importe
quel point, en avant ou en arrière, ou en sautant des étapes.
Histoire
L'existence de
cette méthode est rapportée par un document en latin d'auteur inconnu, dénommé Rhetorica ad Herennium et écrit vers
85 avant JC. L'auteur de ce manuel de rhétorique en examine les cinq parties,
considérant que la quatrième de ces parties concerne la mémoire, partie dans
laquelle il explique la méthode des lieux. C'est la seule source complète de
l'antiquité qui soit parvenue jusqu'à nous, bien qu'on trouve de brèves
mentions de cette méthode chez divers auteurs, dont Cicéron et Quintilien qui sont
les autorités principales de l'antiquité, du Moyen Âge et de la Renaissance la Renaissance
Les premiers
moines adaptèrent l'art de mémoire pour en faire également un art de méditation
et de rédaction (enseigné dans les écoles de dialectique et de rhétorique). Il
devint la principale méthode de lecture et de méditation de la Bible. C'est la Renaissance
Saint Thomas d'Aquin eu une grande influence sur la diffusion
de cette méthode quand il en fit une partie de la Prudence
et en recommanda l'ausage pour méditer sur les vertus et pour renforcer sa
piété. Dans la scolastique
l'art de mémoire fut utilisé pour la mémorisation de l'Univers et des routes du
Ciel et de l'Enfer. Les dominicains
en firent un usage particulièrement important. Le missionnaire jésuite Matteo Ricci, qui
de 1582 à sa mort en 1610 travailla à introduire le christianisme en Chine, décrivit la technique du « palais
de mémoire » dans son ouvrage "Un traité de
mnémotechnique", bien qu'il n'en fit qu'une technique d'apprentissage par
cœur plutôt qu'un instrument de composition de discours. Il tentait en effet de
gagner les faveurs de l'administration de la Chine
Peut-être à la
suite de l'exemple de Metrodorus que décrivit Quintilien, Giordano Bruno
utilisa vers 1582 une variante
de cette technique dans laquelle les lieux de référence étaient les signes du
zodiaque. Sa méthode était très élaborée. Elle se basait sur les combinaisons
de cercles concentriques du missionnaire espagnol Raymond Lulle et
était remplie d'images censées représenter toute la connaissance du Monde. Elle
devait être utilisée de manière magique comme un chemin pour atteindre le monde
des idées au-delà des apparences et obtenir ainsi le pouvoir d'influer sur les
événements du monde réel. Sur ses cinq principaux ouvrages, trois étaient des
traités concernant l'hermétisme.
D'aussi enthousiastes revendications en faveur de la portée encyclopédique de
l'art de mémoire sont fréquentes à la Renaissance. Elles
En 1584, une grande controverse sur cette
méthode éclata en Angleterre
où les puritains l'attaquèrent comme impie parce qu'elle fait appel à des
pensées absurdes ou obscènes. Le scandale fut grand, mais finalement pas fatal
à la méthode. Érasme de Rotterdam
et d'autres humanistes, protestants comme catholiques, critiquèrent également
les pratiquants de cette méthode qui en faisaient une apologie extravagante,
bien qu'ils fussent eux-mêmes convaincus de la nécessité d'une mémoire ordonnée
et bien formée dans l'élaboration d'une pensée efficace.
L'art de
mémoire en tant que tel fut alors largement abandonné dans le cursus des écoles
et des universités et il est maintenant enseigné et pratiqué de manière
informelle bien que, dans l'étude de l'argumentation, certains de ses aspects
constituèrent toujours une part importante des cours de logique et de rédaction
des études supérieures. L'art de mémoire resta aussi enseigné tout au long du XIXe siècle comme
pouvant être utile aux orateurs et aux conférenciers.
Usage contemporain
On trouve
encore de nos jours une référence à ces techniques dans les expressions
anglaises familières « in the first place », « in the
second place », etc. et dans l'expression française « en
premier lieu » .
Tous ceux qui
sont célèbres de nos jours pour leur mémoire exceptionnelle utilisent cette
technique à un degré ou à un autre. Elle utilise la capacité du cerveau à
mémoriser des images. Une compétition de mémoire fut inaugurée en 1991 et
poursuivie aux USA en 1997. Une partie de la compétition consiste à mémoriser
et à retrouver une séquence de chiffres, de nombres de deux chiffres, de
lettres de l'alphabet ou de cartes à jouer. Pour obtenir ce résultat, de
nombreux compétiteurs apprennent par cœur bien avant la compétition et gravent
dans leur mémoire à long-terme une image saisissante associée à chacun de ces
éléments. Ils ont aussi mémorisé à long-terme un cheminement dans un lieu
familier avec des points d'arrêt bien établis. Au moment de la compétition, ils
déposent les images mentales qu'ils ont associées à chaque élément à chacun des
points d'arrêt. Pour se les remémorer, ils refont mentalement le chemin et
observent l'image qu'ils ont déposée à chaque endroit. C'est ainsi que le
champion du monde de mémoire d'origine allemande Clemens Mayer mémorisa 1040
chiffres en une demi-heure, au moyen d'un parcours mental muni de 300 points
d'arrêt à travers son domicile.
D'après
certains auteurs, une personne disposant de capacités de mémorisation
ordinaires pourrait ainsi, après avoir gravé dans sa mémoire à long-terme un
cheminement imaginaire avec suffisamment de points d'arrêt et une série
d'images saisissantes associées à chacune des cartes d'un jeu, mémoriser en
moins d'une heure l'ordre des cartes dans tout un jeu. Le record du monde pour cet
exercice est établi à 34 secondes . Cette technique est également utilisée par certains pratiquants du
"blindfold cubing", discipline consistant à résoudre un rubik's cube
les yeux bandés après l'avoir mémorisé. Le record dans cette discipline est d'une
minute et 10 secondes, en comptant la période de mémorisation et celle de
résolution.
19 avril 2008
Mes poisons
Charles-Augustin
Sainte-Beuve (1804-1869), né à Boulogne, quelque temps étudiant en médecine,
fut l'un des rédacteurs du Globe et donc un des promoteurs du romantisme
libéral. Son amitié avec Hugo en 1827 est comme le symbole de la double
ambition d'art et de liberté du romantisme à cette date. Lui-même, à côté de
ses premiers travaux d'histoire littéraire (Tableau de la poésie française
au XVIème siècle, 1828), se croit poète et publie, en 1829, Vie,
Poésies et Pensées de Joseph Delorme, où il trouve une voie assez
personnelle dans la poésie familière, parfois un peu plate, mais originale par
l'intimisme de la notation et la confidence volée. Il annonce ainsi François
Coppée et parfois un certain Baudelaire ; ils pressent même les subtilités
du symbolisme.
Le
romancier
Sainte-Beuve
traverse ensuite une période de crise : la foi chrétienne l'intéresse,
mais il n'arrive pas à l'adopter pour son compte ; le public ne comprend
guère sa poésie ; une liaison avec la femme de Hugo le brouille avec
celui-ci ; lui-même en garde un sentiment de malaise et de trouble. C'est
cette impression d'échec qu'il transpose sur le plan romanesque dans Volupté
(1834), oeuvre qui mélange curieusement la lucidité de l'analyse et la poésie
d'un style qui correspond aux lents mouvements de la vie intérieure.
Le
critique
Volupté n'a
guère plus d'écho dans le public que n'en avaient eu les poésies de
Sainte-Beuve. Il se résigne donc à n'être qu'un critique. Sa méthode pousse
encore plus loin le relativisme qu'avait amorcé Mme de Staël : relative,
en effet, une oeuvre l'est d'abord par rapport à son auteur et la critique doit
commencer par le portrait et la biographie de celui-ci, d'où le titre de Portraits
littéraires (1836-1839), de Portraits contemporains (1846) qu'il
donne à certaines de ses études (et à l'occasion Sainte-Beuve appliquera à
lui-même son talent de portraitiste !). Pour lui une oeuvre s'explique
avant tout par un homme : " Tel arbre, tel fruit ",
dit-il. Mais cet homme, il ne s'agit pas de l'appréhender superficiellement ;
une double démarche intellectuelle doit aider à en faire " le
siège ". D'une part, une enquête objective et exhaustive, armée de
tous les documents et de tous les procédés de la plus sérieuse critique
historique. D'autre part, une sorte de sympathie intuitive par laquelle on se
met à l'unisson des préoccupations profondes d'un artiste. Cette méthode,
Sainte-Beuve l'applique non seulement à des individus, mais encore à des
groupes littéraires et humains, comme dans son Port-Royal (1840-1859) et
dans son Chateaubriand et son groupe littéraire (1861), résultant de
cours professés à Lausanne, à Berne et à Liège. Toutefois il aime beaucoup
aussi les aperçus rapides et souvent décisifs que permet le feuilleton
hebdomadaire : il a réuni sous le titre Causeries du Lundi
(1851-1862) et Nouveaux Lundis (1863-1870) ses articles critiques du Constitutionnel,
du Moniteur, et du Temps. Il y assouplit du reste fréquemment sa
méthode, témoigne d'un grand respect pour le goût classique ou inversement se
demande ce qu'il peut y avoir de valable dans le
" scientisme " et le " positivisme " de
la génération d'après 1848.
C
17 avril 2008
accroche toi à la rampe
Avec
"Accroche-toi à la rampe!" il est maintenant facile de se reprendre
en main, de diriger sa vie au lieu de se laisser diriger par elle. Peu importe
ta race, ton âge, ton sexe, ta religion, le lieu de ta résidence, tu as les
mêmes pouvoirs de changer ce qui doit l'être.
Il te faut
simplement connaître ce secret trop longtemps gardé jalousement par les
familles les plus riches et les plus heureuses.
Nous
sommes tous nés pour être heureux et prospères. Nous sommes tous nés avec la
possibilité de changer ce qui ne nous aide pas à nous diriger vers ce qu'il y a
de meilleur pour nous.
Alors
pourquoi attendre utiliser la technique hédocoeur d'or.
C'est à
cette époque qu'il forma son image mentale. Il se vit comme peintre à succès,
une personnalité puissante, un homme en avance, et il commença à travailler
dans cette direction afin de réaliser sa vision. Il vivait chaque toile… sa vie
était vraiment une vie colorée."
Plus tard
dans la vie, il prit à cœur d'étudier diverses croyances religieuses et
philosophies du monde comprenant celles de Descartes, Spinoza, Leibnitz,
Schopenhauer, Hegel, Swedenborg, Emerson,Conte et d'autres encore. C'est à
travers son étude et expérimentation qu'il découvre la vérité des principes
d'une Nouvelle Pensée et les met ainsi personnellement en pratique <<l’hédologie défiscalisée>>.
























