Hédo

fiche résumé de livres,impressions

23 mai 2012

hédo providence

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SÉNÈQUE :  De la providence

Pourquoi les gens de bien sont sujets au malheur, lorsqu'il existe une providence   Traduction J. Baillard, 1914.

 

Les prospérités descendent sur le vulgaire, sur les âmes communes ; mais réduire à l’impuissance le malheur et tout ce qui fait peur aux mortels n’appartient qu’au grand homme. Jouir d’un bonheur constant et traverser la vie sans que rien ait froissé notre âme, ç’est ne pas connaître la seconde face des choses humaines. Tu es homme de courage : mais d’où puis-je le savoir, si le sort ne te donne les moyens de montrer ton grand cœur ? Tu es descendu dans l’arène ; si nul rival n’était là, la couronne est à toi, mais non la victoire. Ce n’est pas de ton courage que je te félicite, c’est d’avoir gagné comme qui dirait le consulat ou la préture : un titre, un avancement.

J’en puis dire autant à l’homme vertueux, si quelque passe difficile ne lui a donné, ne fût-ce qu’une fois, l’occasion de signaler sa vertu : je t’estime malheureux, pour ne l’avoir jamais été ; tu as traversé la vie sans combat. Personne ne saura ta force, tu ne la sauras pas toi-même. Pour se connaître il faut s’être essayé ; à l’œuvre seulement on apprend ce qu’on pouvait faire. Aussi a-t-on vu des hommes provoquer le malheur qui les respectait, et chercher à faire briller leur vertu près de s’ensevelir dans l’obscurité. Oui, le grand homme parfois aime l’adversité, comme le brave soldat aime la guerre. J’ai vu, sous Caligula, Triumphus le mirmillon se plaindre de la rareté des jeux : « Les belles années perdues ! » s’écriait-il.

Le courage est avide de périls : il songe où il tend, non à ce qu’il va souffrir : car les souffrances sont elles-mêmes une part de la gloire. Le guerrier est fier de ses blessures : il étale avec complaisance le sang qu’il est heureux de répandre ; et au retour de la bataille, quoique les autres aient aussi bien fait, les regards s’attachent surtout aux blessés.

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19 mai 2012

Hédo psycho

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Jean Piaget

Jean William Fritz Piaget, né le 9 août 1896 à Neuchâtel et mort le 16 septembre 1980 à Genève, est un psychologue, biologiste, logicien et épistémologue suisse connu pour ses travaux en psychologie du développement et en épistémologie à travers ce qu'il a appelé l'épistémologie génétique.

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Sa théorie est inspirée par la philosophie évolutionniste de Spencer et la philosophie de Kant. Elle est aussi une théorie constructiviste originale de la genèse de l'intelligence et des connaissances humaines qui permet à Piaget d'établir des liens étroits entre la problématique biologique de l'évolution et de l'adaptation des espèces et la problématique psychologique du développement de l'intelligence.

Selon Piaget, l'origine de la pensée humaine ne naît pas de la simple sensation, elle n'est pas non plus un élément inné. Elle se construit progressivement lorsque l'individu, et en particulier l'enfant, entre en contact avec le monde. Grâce à ces contacts répétés l'enfant développe des unités élémentaires de l'activité intellectuelle, appelés schèmes.

Un schème est une entité abstraite qui est l'organisation d'une action (ex. la succion). Les schèmes se transforment en devenant plus généraux (succion d'autres objets), plus nombreux et donc deviennent plus « mobiles ». Ils se combinent dans une organisation de type moyen-but (ex. le râteau pour prendre un objet). Selon Piaget, les schèmes sont un ensemble organisé de mouvements (sucer, tirer, pousser...) ou d'opérations (sérier, classer, mesurer...) dont l'enfant dispose (dans le premier cas), ou qu'il acquiert et développe par son interaction avec le monde environnant.

 

Théorie des stades

Le public a surtout retenu de Piaget la théorie des stades du développement de l’intelligence.

Le savant en distingue quatre. De la naissance à l’âge de 2 ans, l’intelligence est essentiellement pratique, «sensori-motrice». Le bébé décode le monde par la vue, l’ouïe, le toucher, en attrapant ou en portant des choses à la bouche. Peu à peu, il acquiert la notion de la permanence de l’objet. Entre 2 et 6 ans, c’est le stade de l’intelligence préopératoire: l’enfant développe les notions d’espace, de temps, la fonction symbolique et le langage. Il reste «égocentrique», incapable d’adopter le point

de vue d’autrui. De 6 à 11 ans, la pensée logique apparaît, c’est le stade des opérations concrètes. L’enfant peut exécuter des opérations arithmétiques. L’intelligence formelle s’affine entre 11 et 16 ans, permettant de mener des raisonnements abstraits. Plus que cette périodisation, c’est la méthode employée par Piaget pour interroger les enfants qui fut originale. Inspirée de l’entretien psychiatrique, elle repose sur une interrogation  guidée mais souple. En mettant  systématiquement en question les affirmations de l’enfant, la méthode vise à mettre en évidence son raisonnement. «Ouvert à l’insolite, au bizarre, Piaget ne cherche pas à vérifier l’exactitude des réponses de l’enfant, mais veut savoir pourquoi il pense ce qu’il pense», résume Silvia Parrat.

Ayant interrogé ses propres enfants, le savant a su montrer la complexité de l’intelligence

des bébés entre la naissance et l’âge de 2 ans. Et selon Pierre Barrouillet, «décrire une intelligence

avant le langage fut une nouveauté et une découverte fondamentale. Elle a inspiré une foule de travaux, jusqu’à aujourd’hui.»

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12 avril 2012

hédo Gon

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 Prix Gondecourt

Le prix Gondecourt, du nom d'un village du Sud de Lille, a été créé en 2002 et récompense une enquête journalistique. Il est attribué, le même jour que le prix Goncourt, par un jury composé notamment de journalistes et d’avocats.

  • 2011   Sophie Coignard   Le pacte immoral (Albin Michel)
  • 2010   Charles Enderlin   Un enfant est mort (Don Quichotte)
  • 2009   Christophe Dubois, Marie-Christine Tabet   L'argent des politiques (Albin Michel)
  • 2008   Elise Ovart-Baratte   Les Ch'tis, c'était les clichés (Calmann-Lévy)
  • 2007   Vincent Quivy   Abus de pouvoir (du Moment)
  • 2006   Bertrand Gobin, Guillaume d'Herblin   Le Secret des Mulliez - Révélations Sur le Premier Empire Familial Français (La Borne Seize)
  • 2004   Pierre Ballester, David Walsh   L.A. Confidentiel : Les secrets de Lance Amstrong (Éditions de La Martinière)
  • 2003   Daniel Carton   Bien entendu, c'est off : Ce que les journalistes politiques ne vous racontent jamais (Albin Michel)
  • 2002   Denis Robert   La Boîte noire (Arènes)

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05 avril 2012

hédo Marc Prensky quelle école pour demain

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Natif numérique

 

Un natif numérique (ou digital native en anglais) est une personne ayant grandi dans un environnement numérique comme celui des ordinateurs, Internet, les téléphones mobiles et les baladeurs MP3.

Marc Prensky prétend avoir inventé (en langue anglaise) le terme natif (du) numérique, en ce qui a trait à un nouveau type d'élèves entrant dans les établissements d'enseignement. Le terme est une analogie avec la notion d'autochtone, pour qui la religion, la langue et les coutumes locales sont naturelles et vont de soi, à la différence des immigrés qui doivent s'adapter et assimiler leur nouvel environnement. Prensky parle d'accents numériques chez les immigrants, comme imprimer les documents au lieu de les consulter à l'écran ou l'impression des courriels sur support papier. Les immigrants numériques ont un «fort accent» lorsqu'ils agissent dans le monde numérique à la manière pré-numérique ; par exemple, lorsqu'ils téléphonent à quelqu'un pour confirmer qu'un courriel a bien été reçu.

Un projet de recherche sur les natifs numériques est mené conjointement par le Berkman Centre for Internet & Society (le Centre Berkman pour Internet et la Société) à la Harvard Law School et le Centre de recherche en droit de l'information à l'Université de Saint-Gall en Suisse.


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22 mars 2012

hédo formation

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Types d'« action psychologique »

ou de « guerre psychologique » :

+Désinformation 

+propagande (tracts jetés par avion, affiche - voir par exemple, lors de la Seconde guerre mondiale, l'Affiche rouge, etc.) ;

+renseignement (interrogatoires utilisant, si besoin est, la torture, laquelle est aussi utilisée pour saper le moral de la population en la terrorisant ; l'historienne Raphaëlle Branche, auteure d'une thèse sur la torture pendant la guerre d'Algérie, écrit ainsi, parlant de la bataille d'Alger :

+Infiltration des maquis et de la direction de la guérilla via le « retournement » de membres de la guérilla, opéré par l'obtention d'avantages, par des techniques de lavage de cerveau et parfois dans des camps de rééducation (une méthode appelée bleuite pendant la guerre d'Algérie) ;

+Couvre-feu (permet de pratiquer des arrestations à domicile) ;

+Quadrillage (dispositif de protection urbaine du colonel Trinquier lors de la « bataille d'Alger » ; opération Indépendance décrétée par l'armée argentine dans la province de Tucumán au début de la « guerre sale », etc.).

+Formation de groupes spécialisés :

+création de patrouilles mobiles, largement autonomes, opérant en dehors de tout cadre judiciaire (« escadrons de la mort » arrêtant ou enlevant les suspects - desaparecidos -, avant de les interroger dans des centres de détention clandestins (la villa Susini à Alger ; la villa Grimaldi à Santiago de Chili ; le Garage Olimpo ou l'ESMA à Buenos Aires ; les sites noirs de la CIA ou les « détenus fantômes ») et ensuite de les exécuter - parfois en se débarrassant des corps : « crevettes Bigeard » ou « vols de la mort » - de les retourner ou, rarement, de les remettre aux autorités judiciaires) ;

+formation de groupes armés anti-guérilla au sein de la population (milices et groupes paramilitaires).

À titre d'archétype, lors de la guerre d'Algérie, le préfet Serge Barret signe le 7 janvier 1957, sur ordre du ministre résident Robert Lacoste, une délégation de pouvoir au général Massu, disposant que « sur le territoire du département d'Alger, la responsabilité du maintien de l'ordre passe, à dater de la publication du présent arrêté, à l'autorité militaire qui exercera les pouvoirs de police normalement impartis à l'autorité civile..

Massu est chargé par ce décret :

« d'instituer des zones où le séjour est réglementé ou interdit ; d'assigner à résidence, surveillée ou non, toute personne dont l'activité se révèle dangereuse pour la sécurité ou l'ordre public ; de réglementer les réunions publiques, salles de spectacle, débits de boissons ; de prescrire la déclaration, ordonner la remise et procéder à la recherche et à l'enlèvement des armes, munitions et explosifs ; d'ordonner et autoriser des perquisitions à domicile de jour et de nuit ; de fixer des prestations à imposer, à titre de réparation des dommages causés aux biens publics ou privés, à ceux qui auront apportés une aide quelconque à la rébellion. »

+Concept de « pression dissuasive »    

Le concept de « pression dissuasive » correspond à la nécessité de gérer au mieux la « pacification » en « tâche d’huile ». Celle-ci repose en effet sur la constitution de zones sécurisées et génère donc une mosaïque de territoires différenciés selon leur niveau de sécurité pour les insurgés. Lors des opérations de ratissage puis d’installation au cœur des zones peuplées, il y a un temps incompressible pendant lequel les forces contre-insurgés ne peuvent immédiatement poursuivre leur progression, notamment sur les zones adjacentes.

Il est donc nécessaire de harceler les zones de refuge et de préparation des insurgés pour l’empêcher de profiter de la faiblesse temporaire de la contre-insurrection dans les aires géographiques où sa présence est moindre. À terme, ces opérations de harcèlement préparent la prochaine étape de la « tâche d’huile » en érodant les capacités ennemies (destruction de caches d’armes, démantèlement de réseaux, interdiction des voies de communication, etc.) Pour cela, les forces de police accompagnent l’action militaire, soit en première ligne (si l’insurgé ne se montre pas ouvertement), soit dans la continuité des militaires.

Sur le plan opératif, ce procédé tactique permet donc d’atteindre l’objectif de confinement de l’organisation insurgée. En effet, en limitant la liberté de manœuvre de l’ennemi entre ses zones refuges, ses zones de préparation et ses zones opérationnelles (mais aussi entre plusieurs sanctuaires), le harcèlement parfait l’action de séparation d’avec la population qui se tient simultanément dans les régions en cours de « pacification ».

Sur le plan stratégique, la « pression dissuasive » doit donc conduire à la désagrégation de l’insurgé. En effet, il est non seulement privé de l’initiative, mais également de structure coordonnée.

Exemples

La manipulation et l'infiltration des maquis du FLN (une méthode appelée bleuite inventée par un officier parachutiste français, le capitaine Paul-Alain Léger, qui déclenchera plus tard une véritable campagne de purges jamais connues dans les rangs des combattants des wilayas.)

La prise de contrôle et la manipulation des groupes islamiques armés (GIA) au cours de la guerre civile algérienne par le département du Renseignement et de la Sécurité.

Les opérations de la catégorie de l'opération Restore Peace III visant à obtenir la réconciliation entre les insurgés et le gouvernement durant la guerre d'Irak

Le gouvernement du président américain Bush a, dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, légalisé le recours à des interrogatoires violents.

 

Bibliographie

Roger Trinquier, La Guerre moderne, éditions La Table ronde, Paris, 1961.

Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l'école française [détail des éditions] (La Découverte, 2004)

Gabriel Périès, David Servenay, Une guerre noire, Découverte, 2007

Georges-Henri Bricet des Vallons (dir.), Faut-il brûler la contre-insurrection ? , Choiseul éditions, 2010

 

 


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02 mars 2012

Hédo société

 

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    Dessin boxeur Pascal Paradis 2012

  • Dans La Société de l'Esprit, Marvin Minsky présente l'esprit comme une architecture d'agents élémentaires, indépendants, mais surtout hiérarchisés. Les agents les plus courants sont les lignes (K-lines), agents de mémoire à court terme servant à activer un ensemble d'agents donné. L'activation de lignes K peut par exemple permettre de retrouver une configuration particulière d'agents qui s'est avérée efficace.
  • Les nèmes sont des agents représentant les connaissances, alors que les nomes sont des agents capables de traiter les connaissances. Les polynèmes permettent d'activer des agents représentant des aspects différents d'un même objet. Les paranomes permettent de manipuler simultanément différents modes de représentations des connaissances.
  • Ces agents de base vont se combiner pour former des agencements de plus grande taille capables d'opérations complexes (frames, frame-arrays, transframes). Minsky introduit la notion de "cerveau B", dont le rôle est de surveiller et d'examiner non pas le monde extérieur, mais l'esprit lui-même (cerveau A), en corrigeant les erreurs ou en mettant fin à une activité mentale improductive (boucles, répétitions). Cette division de l'esprit en "niveaux de réflexion" fait l'objet de nouveaux développements dans les travaux plus récents de Minsky.
  • Un système intelligent disposera de deux types d'agents, des spécialistes et des gestionnaires. Les spécialistes peuvent implémenter les techniques connues d'intelligence artificielle pour résoudre des problèmes précis (systèmes à base de règles, réseaux sémantiques, réseaux bayésiens). Les gestionnaires sont chargés de planifier, de sélectionner les spécialistes, d'évaluer les résultats obtenus.
  • Marvin Minsky est également le co-auteur du problème de Turing, roman de Science-fiction et thriller où il est question d'un jeune génie qui conçoit la première Intelligence artificielle forte en 2023. Le site de Marvin Minsky propose deux chapitres inédits que l'on peut télécharger.

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01 mars 2012

hédo éloge de la faiblesse

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Bordeaux Expo 

Alexandre Jollien, né le 26 novembre 1975 à Savièse, est un écrivain et philosophe suisse.

Suite à son étranglement par cordon ombilical à sa naissance, il est atteint d'athétose.

Son premier ouvrage, Éloge de la faiblesse, paru en 1999, a été accueilli par le prix Mottart de l’Académie française de soutien à la création littéraire et le prix Montyon 2000 de littérature et de philosophie. Il a été mis en scène en 2007 par Charles Tordjman au théâtre de la Manufacture à Nancy. La même année, il aide Bernard Campan à écrire le scénario de La Face cachée.

Spécialiste de philosophie helléniste, il est également conférencier et intervient dans le cadre du rapport au handicap, comme par exemple dans une vidéo pour Pôle emploi en France.

Alexandre Jollien a été couronné par le Prix Pierre Simon « éthique et société » pour l'ensemble de son œuvre.

Il se marie dans les années 2000 et a trois enfants, en 2004, 2006 et 2011.

Œuvre

  Éloge de la faiblesse, Cerf, 1999

  Le Métier d'homme, Seuil, 2002

  La Construction de soi, Seuil, 2006, 192 p.

  Le philosophe nu, Seuil, 2010, 192 p.

éloge de la faiblesse

L'auteur, infirme moteur cérébral (IMC) dialogue avec Socrate. Il raconte ses 17 premières années en centre spécialisé où la lutte était constante et solidaire pour ressembler aux « normaux ». Il ne marche qu'à neuf ans et demi. Il explique comment la philosophie l'a stimulé : il tire parti de toutes les épreuves. Les éducateurs pratiquent la réification (Sartre), qui les réduit au rang de choses. Au centre, il a appris le dur métier d'homme, surtout grâce à ses camarades. Puis il a du s'intégrer aux normaux au lycée et découvert que la pitié, condamnée par Nietzsche, et frein à la liberté, blesse plus que le mépris. Il faut connaître ses faiblesses, harmoniser le corps et l'esprit, mais toujous se dépasser. Le confort quiet n'existe pas. La sagesse, c'est gérer la réalité. L'ordinateur lui a permis des progrès scolaires. Puis il étudie la philo et tend vers l'autonomie.

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28 février 2012

hédo oiseaux rares

 

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Démocratie Pascal Paradis 2012


Histoire de l'infamie - Jorge Luis Borges


"Les exercices de prose narrative qui composent ce livre furent exécutés de 1933 à 1934. Ils proviennent, je crois, de mes relectures de Stevenson et de Chesterton, et même des premiers films de von Sternberg et d'une certaine biographie d'Evaristo Carriego. Ils abusent de certains procédés : les énumérations hétérogènes, les brusques solutions de continuité, la réduction de toute la vie d'un homme à deux ou trois scènes (perspective visuelle qui régit également le conte de l'"Homme au coin de la maison rose"). Ces exercices ne sont pas, ne prétendent pas être psychologiques.

Quant aux exemples de magie qu'on trouve à la fin du livre, je n'ai aucun autre droit sur eux que ceux de traducteur et de lecteur. Je pense parfois que les bons lecteurs sont des oiseaux rares, encore plus ténébreux et singuliers que les bons auteurs."


Histoires édifiantes de personnages infames, indignes, pleutres, imposteurs, cruels, sanguinaires, mesquins, souvent châtiés par un sort implacable, sans pitié, définitif.

 

A retenir : histoire des gangs de New York (Swamp Angels) ; le veuve pirate ; histoire de l'ingratitude du doyen de Santiago à l'égard de don Illan de Tolède le magicien (craignant son ingratitude, le magicien lui fait croire pendant un voyage spatio-temporel qu'il passe progressivement de doyen à pape et lui demande à chaque fois un geste pour son fils, geste qu'il refus systématiquement : fin du voyage : don Illan fait rôtir les cailles qu'i avait demandé à sa domestique de lui préparer au début du voyage immobile) ; histoire du voyageur parti chercher un trésor dans une ville, amené face au roi de cette ville qui lui demande la raison de sa présence dans cette ville, à sa réponse, le roi dit en se moquant de lui que lui-même rêve qu'un trésor se trouve dans un endroit de la ville d'où vient le voyageur mais que ce n'est pas pour autant que le roi croit en ce rêve et part à la recherche de ce trésor — de retour dans sa ville, le voyageur découvre le trésor et devient riche)


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16 février 2012

hédo eidétique

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Mémoire eidétique

La mémoire eidétique, mémoire photographique, ou encore mémoire absolue, est la faculté de se souvenir d'une grande quantité d'images, de sons, ou d'objets dans leurs moindres détails.

La mémoire eidétique est, comme observé chez les enfants, la capacité d'un individu à étudier une image pendant environ 30 secondes, et, une fois qu'elle a été enlevée, de maintenir une mémoire presque parfaite de cette image pour une courte durée comme si l'image était toujours là. Comme toute autre mémoire, l'intensité du souvenir dépend de plusieurs facteurs tels que la durée et la fréquence de l'exposition au stimulus, l'observation consciente, la pertinence de la personne, etc.

Les chimpanzés ont une meilleure mémoire eidétique que les humains.

La mémoire eidétique ne doit pas être confondue avec l'hypermnésie qui est une pathologie.

Controverse

La mémoire eidétique existe-t-elle ? Si oui, est-elle innée ou acquise ?

Marvin Minsky, dans son livre La Société de l'esprit, considère la mémoire eidétique comme une légende et un mythe sans fondement.

Adriaan de Groot a apporté des éléments en faveur du mythe. En effet, il a mené une expérience sur la capacité de grands champions d'échecs à mémoriser des positions complexes de pièces sur un jeu. Il a d'abord découvert que ces experts étaient capables de se souvenir de surprenantes quantités d'informations, énormément plus que dans le cas d'amateurs, ce qui pouvait laisser penser à des capacités eidétiques. Cependant, après avoir présenté aux experts des dispositions de pièces qui ne pouvaient en aucun cas se produire lors d'une vraie partie, la précision de leurs souvenirs était semblable à celle des amateurs. Cela signifiait que les champions avaient développé une capacité à organiser certains types d'informations plutôt que d'être détenteurs d'une capacité eidétique innée.

Des personnes attribuent les prouesses exceptionnelles de la mémoire à des techniques évoluées de mémorisation plutôt qu'à toute forme de différence innée dans le cerveau. Toujours est-il que plusieurs études laissent penser que la mémoire eidétique est un phénomène réel. Charles Stromeyer a étudié en 1970 le cas remarquable d'Elizabeth, artiste et enseignante à Harvard, qui pouvait se rappeler un poème écrit dans une langue étrangère qu'elle ne connaissait pas plusieurs années après l'avoir vu pour la première fois; elle était aussi capable de citer les différences entre deux grilles faites de mille points aléatoires noirs et blancs, en ayant mémorisé la première et en comparant avec celle qu'elle avait sous les yeux. Alexandre Louria a étudié Solomon Veniaminovitch Shereshevsky (plus connu sous le nom "Veniamin"). Il pouvait entre autres mémoriser des listes de divers types (nombres, mots, objets...) et s'en souvenir parfaitement des dizaines d'années plus tard. Il utilisait pour cela le procédé mnémotechnique des lieux. Louria a pu également diagnostiquer la synesthésie chez Veniamin.

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27 janvier 2012

hédo universaux

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L’Isagogè (du grec ancien εἰσαγωγή, eisagogè : « introduction »), ou Introduction, est une brève introduction aux Catégories d'Aristote, écrite au IIIe siècle par Porphyre. Elle fut composée en Sicile durant les années 268-270, et dédiée à Chrysaorium, selon les commentateurs anciens Ammonios, Elias et David. Traduite du grec en latin par Boèce au VIe siècle, elle fut un manuel de référence pendant des siècles pour l'étude de la logique. Cette œuvre inclut la très influente classification hiérarchique du genre et de l'espèce à partir de la substance en général jusqu'aux individus, connue sous le nom d'« arbre de Porphyre », et une introduction mentionnant le problème des universaux.

La traduction latine de Boèce devint, dans les écoles et les universités européennes du Moyen Âge, le manuel classique d'introduction à la logica vetus (ou « vieille » logique, c'est-à-dire la logique d'Aristote), ouvrant la voie aux développements philosophico-théologiques de la logique médiévale et à la querelle des universaux. Elle eut une influence semblable dans le monde arabe, à partir de la traduction d'Ibn al-Muqaffa (VIIIe siècle). On connaît d'autres traductions en latin, en syrien et en arménien, qui ont fait de cet écrit un manuel utilisé dans plus de vingt versions différentes en l'espace de douze siècles.

Plusieurs philosophes, parmi lesquels Boèce lui-même, mais aussi Averroès, Abélard et Duns Scot, ont écrit un commentaire sur ce livre. D'autres philosophes, comme Guillaume d'Ockham, en ont laissé des commentaires à l'intérieur de leur manuel de logique.

 

Les prédicables

L’Isagogè de Porphyre décrit les cinq universaux, appelés aussi « prédicables », ou parfois quinque voces en latin. Les prédicables (du latin praedicabilis : « ce qui peut être dit, ou affirmé ») sont, dans la logique scolastique, un terme renvoyant à la classification des relations possibles par lesquelles un prédicat peut se rapporter à son sujet. La liste des prédicables donnée par les scolastiques se fonde sur la division originale en cinq faite par Porphyre d'après la liste d'Aristote dans ses Topiques (I, 4, 101 b 17-25) :

  • le genre (genos),
  • l'espèce (eidos),
  • la différence (diaphora),
  • le propre (idion),
  • l'accident (sumbebekos).

Le classement scolastique, généralement adopté par les logiciens modernes, et tiré de la version de l’Isagogè de Boèce, modifiera d'ailleurs celui d'Aristote, car l'espèce (eidos) y sera remplacée par la définition (horos).

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