Hédo

fiche résumé de livres,impressions

27 janvier 2012

hédo universaux

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L’Isagogè (du grec ancien εἰσαγωγή, eisagogè : « introduction »), ou Introduction, est une brève introduction aux Catégories d'Aristote, écrite au IIIe siècle par Porphyre. Elle fut composée en Sicile durant les années 268-270, et dédiée à Chrysaorium, selon les commentateurs anciens Ammonios, Elias et David. Traduite du grec en latin par Boèce au VIe siècle, elle fut un manuel de référence pendant des siècles pour l'étude de la logique. Cette œuvre inclut la très influente classification hiérarchique du genre et de l'espèce à partir de la substance en général jusqu'aux individus, connue sous le nom d'« arbre de Porphyre », et une introduction mentionnant le problème des universaux.

La traduction latine de Boèce devint, dans les écoles et les universités européennes du Moyen Âge, le manuel classique d'introduction à la logica vetus (ou « vieille » logique, c'est-à-dire la logique d'Aristote), ouvrant la voie aux développements philosophico-théologiques de la logique médiévale et à la querelle des universaux. Elle eut une influence semblable dans le monde arabe, à partir de la traduction d'Ibn al-Muqaffa (VIIIe siècle). On connaît d'autres traductions en latin, en syrien et en arménien, qui ont fait de cet écrit un manuel utilisé dans plus de vingt versions différentes en l'espace de douze siècles.

Plusieurs philosophes, parmi lesquels Boèce lui-même, mais aussi Averroès, Abélard et Duns Scot, ont écrit un commentaire sur ce livre. D'autres philosophes, comme Guillaume d'Ockham, en ont laissé des commentaires à l'intérieur de leur manuel de logique.

 

Les prédicables

L’Isagogè de Porphyre décrit les cinq universaux, appelés aussi « prédicables », ou parfois quinque voces en latin. Les prédicables (du latin praedicabilis : « ce qui peut être dit, ou affirmé ») sont, dans la logique scolastique, un terme renvoyant à la classification des relations possibles par lesquelles un prédicat peut se rapporter à son sujet. La liste des prédicables donnée par les scolastiques se fonde sur la division originale en cinq faite par Porphyre d'après la liste d'Aristote dans ses Topiques (I, 4, 101 b 17-25) :

  • le genre (genos),
  • l'espèce (eidos),
  • la différence (diaphora),
  • le propre (idion),
  • l'accident (sumbebekos).

Le classement scolastique, généralement adopté par les logiciens modernes, et tiré de la version de l’Isagogè de Boèce, modifiera d'ailleurs celui d'Aristote, car l'espèce (eidos) y sera remplacée par la définition (horos).

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22 janvier 2012

hédo hermétique (Dialogues de l'Idiot)

DE CUESDE CUES

Nicolas de Cues

 

Nicolas Krebs (1401 - 11 août 1464), plus communément appelé Nicolas de Cues, est un penseur allemand de la fin du Moyen Âge. Il est également connu sous les noms de Nicolas Chrypffs, Nicolas de Cusa, Nicolaus Cusanus ou encore Nicolas de Cuse ou le Cusain en raison de son lieu de naissance (Cues sur la Moselle).

Il fut cardinal et évêque, avant de devenir vicaire temporel et ami du pape Pie II. Il a écrit une cosmologie de nature essentiellement spéculative, dont l'impact, quoique tardif, sera d'une grande importance, puisque Descartes le cite deux siècles plus tard comme un des précurseurs de la pensée scientifique moderne par son originalité.

Textes traduits en français

  • La Conjecture des derniers jours ; tr. François Bohier, Paris, 1562.
  • De la vision de Dieu ; tr. Golefer, Paris, 1630.
  • De la Docte ignorance ; tr. Louis Moulinier, Paris, Alcan, coll. "Textes et traductions pour servir à l'histoire de la pensée moderne", 1930.
  • Oeuvres choisies ; tr. Gandillac, Paris, Aubier, 1942.
  • La Concordance catholique ; intr. de Jacques Doyon et Joseph Tchao, tr. Roland Galibois et Maurice de Gandillac, Sherbrooke, Université de Sherbrooke - Paris, Vrin, coll. "Publications du Centre d'études de la Renaissance [de l'Université de Sherbrooke]" 5, 1977. ISBN 2-7116-9246-9.
  • La Paix de la foi ; intr. de Jacques Doyon et Joseph Tchao, tr. Roland Galibois et Maurice de Gandillac, Sherbrooke, Université de Sherbrooke - Paris, Vrin, coll. "Publications du Centre d'études de la Renaissance [de l'Université de Sherbrooke]" 4), 1977. ISBN 2-7116-9247-7.
  • Lettres aux moines de Tegernsee sur la docte ignorance. Du jeu de la boule ; tr. Maurice de Gandillac, Paris, O.E.I.L., coll. "Sagesse chrétienne" 5, 1985. ISBN 2-86839-028-5.
  • Le tableau ou La vision de Dieu ; tr. Agnès Minazzoli, Paris, Cerf, coll. "La nuit surveillée", 1986. ISBN 2-204-02581-X.
  • Trois traités sur la docte ignorance et la coïncidence des opposés ; tr. Francis Bertin, Paris, Cerf, coll. "Sagesses chrétiennes", 1991. ISBN 2-204-04221-8.
  • Sermons eckhartiens et dionysiens ; tr. Francis Bertin, Paris, Cerf, coll. "Sagesses chrétiennes", 1998. ISBN 2-204-05917-X.
  • Du Non-Autre. Le guide du penseur ; tr. Hervé Pasqua, Paris, Cerf, coll. "Sagesses chrétiennes", 2002. ISBN 2-204-06837-3.
  • Trialogus de Possest ; tr. P. Caye, D. Larre, P. Magnard, F. Vengeon, Paris, Vrin, 2006. ISBN 2-7116-1837-4.
  • Les Écrits mathématiques ; tr. Jean-Marie Nicolle, Paris, Champion, 2007. ISBN 978-2-7453-1573-1.
  • La Paix de la foi suivie de la Lettre à Jean de Ségovie ; tr. Hervé Pasqua, Paris, Téqui, 2008.
  • De la Docte ignorance ; tr. Hervé Pasqua, Paris, Bibliothèque Rivages, 2008.
  • La Filiation de Dieu ; tr. Jean Devriendt, intr. M-A. Vannier, Orbey, Arfuyen, 2009.
  • La Sagesse selon l'Idiot ; tr. Françoise Coursaget. Intr. et commentaires Roger Bruyeron, Hermann, 2009.
  • Le Traité du béryl, tome I, tr. Maude Corrieras, Paris, Ipagine, 2010.
  • De la Docte ignorance ; tr. Jean-Claude Lagarrigue, Paris, Cerf, coll. "Sagesses chrétiennes", 2010.
  • Les Conjectures ; tr. Jean-Michel Counet, Paris, Les Belles Lettres, coll. "Les classiques de l'humanisme", 2011.
  • Le Coran tamisé ; tr. Hervé Pasqua, Paris, PUF, coll. "Épiméthée", 2011.
  • Les Conjectures ; tr. Jocelyn Sfez, Paris, Beauchesne, 2011.
  • Dialogues de l'Idiot. Sur la sagesse et l'esprit ; tr. Hervé Pasqua, Paris, PUF, coll. "Épiméthée", 2011.

 

 

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05 janvier 2012

hédo global

sp-christophe-masse-france canadasp-christophe-masse-france canada

Tête Massé Christophe

Howard Bloom, en tant qu'un des pères de la mémétique se concentre sur le super-organisme pour proposer une analyse mémétique de l'histoire :

C'est une erreur méthodologique de centrer l'étude de l'évolutionnisme darwinien uniquement sur la compétition sélective :

Il faut également prendre en compte la compétition entre groupes ((en) group selection) et les inimitiés dues au problème du libre arbitre.

Il y a une évolution darwinienne des individus et des groupes, et une sélection de groupes avec une tendance naturelle des unités élémentaires à se regrouper (symbiose, systèmes...) dans l'univers en général il y a une tendance à la complexité

Les 5 mécanismes structurant l'évolution des groupes (les deux premiers assurent un équilibre) :

+ Les gardiens de la conformité ((en) conformity enforcers)

+ Les générateurs de diversité ((en) diversity generators)

+ Les juges internes (inner-judges) : ils conservent une homogénéité et une homéostasie)

+Les redistributeurs de ressources ((en) resources shifters) (nutriments matériels et psychologiques) : récompense dans le mécanisme de sélection darwinienne

+ Les organisateurs de compétition entre groupes (intergroup tournaments) : sanctionnent et éliminent les plus faibles dans la sélection darwinienne (darwinisme social)


Ces 5 mécanismes créent l’Intelligence, au sens morphogénèse et de l’adaptation à des circonstances nouvelles, et non comme capacité d’abstraction. Face à la sélection darwinienne, Bloom prêche un activisme mobilisateur en soulignant le problème du choix et de la conscience.


Exemples :

+les mésanges qui ont appris à percer les capsules de bouteilles de lait en Angleterre

+les communautés d'insectes et d'animaux peuvent répondre à des questions logiques du même type que celles posées dans les tests de QI

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01 janvier 2012

Hédouze

2012

sex tag

2012

Et nous étions douze....

une bonne boutouze ...

pour se dégourdir le  flouze

au milieu des vaches et de la bouze

il y avait hélas des barbouzes

et quelques gens de MulhouZe

mais nous n’avions pas la louze

 

++   Et vive 2 mille douze.   ++

              ++  Hédouze  ++

                          ++

                           +

                                                 

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19 décembre 2011

hédo feu de regard

roman cieslewicz macroman cieslewicz mac

La Psychanalyse du feu

La Psychanalyse du feu est un ouvrage philosophique de Gaston Bachelard (1884-1962). Sa rédaction a été terminée le 11 décembre 1937. Pour Gaston Bachelard, l’homme imagine d'abord et voit ensuite. Les rêves et les mythes sont classés d’après les quatre éléments : air, eau, feu, terre. Ici, c’est l’élément « feu » qui prend une place prépondérante.

Composition de l’ouvrage

e livre comporte sept chapitres:

  • Avant propos
  • I-Feu et respect. Le complexe de Prométhée.
  • II-Feu et reverie. Le complexe d’Empédocle
  • III-Psychanalyse et préhistoire. Le complexe de Novalis.
  • IV-Le feu sexualisé
  • V-La chimie du feu : histoire d’un faux problème.
  • VI-L’alcool : l'eau qui flambe. Le punch : le complexe d’Hoffmann. Les combustions spontanées.
  • VII-Le feu idéalisé : feu et pureté.
  • Conclusion.
  • Résumé par chapitres

 

Avant-propos

Bachelard propose tout d’abord une réflexion sur l’objectivité scientifique. La méthode consiste à « arracher l’esprit au narcissisme que donne l’évidence première ». Il faut s’affranchir des convictions non discutées pour parvenir peu à peu à saisir les choses dans leur vérité fondamentale.

Chapitre Ier. Feu et respect. Le complexe de Prométhée.]

Bachelard s’attache dans ce chapitre à décrire l’élément "feu". Le feu est à la fois mouvement et principe contradictoire. « Tout ce qui change vite s’explique par le feu », affirme-t-il. Il représente à la fois le bien et le mal : il brille au paradis, il brûle en enfer.

Il veut tenter de faire une psychanalyse de la pensée objective : trouver les causes inconscientes à la base même de la connaissance scientifique et empirique. Il nous explique que ce qu’on connaît d’abord du feu, c’est qu’on ne doit pas le toucher. Il donne ensuite une définition du complexe de Prométhée : « toutes les tendances qui nous poussent à savoir autant que nos pères, plus que nos pères, autant que nos maîtres, plus que nos maîtres ».

Chapitre II. Le complexe d’Empédocle

Qui est Empédocle? Philosophe grec, ingénieur et médecin, la légende raconte qu’il se jeta dans les flammes de l’Etna.

Bachelard propose alors une réflexion sur le psychisme de l’incendiaire, celui qui allume un feu, l’homme fasciné par le feu, symbole de destruction. « Le feu couve dans une âme plus sûrement que sous la cendre. L’incendiaire est le plus dissimulé des criminels. » Il enchaîne ensuite sur une brève analyse des rêves du feu dont l’interprétation sexuelle est la plus sûre. Il poursuit son cheminement sur les rêveries devant le feu : « Le feu réchauffe et réconforte, il invite l’âme au repos. ». Il est le symbole du changement et du renouvellement.

Le philosophe aime montrer l’aspect contradictoire d’un même élément, il pense que c’est ce qui fait l’originalité d’une telle pensée, d’un tel discours.

Chapitre III. Le complexe de Novalis

Le rêve précède l’expérience, il est plus fort qu’elle. « On ne peut étudier que ce qu’on a d’abord rêvé. » Il existe un lien entre le feu et la sexualité : « il faut reconnaître que le frottement est une expérience fort sexualisée. L’amour est la première hypothèse pour la reproduction objective du feu ». Prométhée est un amant vigoureux. On pense à l’expérience objective du frottement de deux morceaux de bois, à l’expérience subjective du frottement qui enflamme un corps aimé. Le frottement est aussi cause de l’électricité.

Le feu renvoie au rêve de la fécondité. Les cendres des feux de joie fécondent et les bêtes et les champs, car elles fécondent les femmes. C’est l’expérience du feu de l’amour qui est à la base de l’induction objective. Le feu renvoie aux désirs comblés.

Le complexe de Novalis synthétise alors l’impulsion vers le feu provoqué par le frottement, le besoin d’une chaleur partagée. Il est caractérisé par une conscience de la chaleur intime. Novalis écrivait d’ailleurs : « Vois en mon conte mon antipathie pour les jeux de lumière et d’ombre et le désir de l’Ether chaud et pénétrant. ». Novalis a rêvé la chaude intimité terrestre.

Chapitre IV. Le feu sexualisé

Bachelard veut dénoncer la fausse évidence qui prétend relier la vie et le feu. Perdre le feu, le feu séminal, voilà le grand sacrifice. Seul ce sacrifice peut engendrer la vie. Dans La Formation de l’esprit scientifique, l’auteur a tenté de montrer que toute l’alchimie était traversée par une immense rêverie sexuelle, une rêverie de richesse et de rajeunissement, par une rêverie de puissance. L’alchimie est uniquement une science d’hommes, de célibataires, d’initiés retranchés de la communion humaine au profit d’une société masculine. Sa doctrine du feu est donc polarisée sur des désirs inassouvis. Ce feu intime et mâle est naturellement le feu le plus puissant. C’est lui qui peut ouvrir les corps, les prendre, les posséder. Elle se fait, comme le disent certains alchimistes, par la Verge du Feu. Pensons au récit de mariage de la Terre et du Feu dans les ouvrages d’alchimie.

Il conclut sur le fait que tout change par le feu et que le premier phénomène qui vaille l’attention de l’homme, c’est le « pyromène ».

Chapitre V. La chimie du feu : histoire d’un faux problème

Le philosophe tout au long de ce chapitre un peu hermétique critique les préjugés animistes et substantialistes, mais les reprend et tente de les expliquer. Le feu s’offre pour la réflexion scientifique sur la lumière, les phénomènes électriques. La chaleur de certaines substances végétales fait partie aussi des croyances ancrées dans certains esprits. Dans l’Antiquité, les branches de laurier étaient dédiées au soleil et on s’en servait pour couronner tous les conquérants de la terre. D’après certains, le laurier guérit les ulcères de la tête et efface les taches du visage.

Le feu a rapport avec la digestion et avec le désir de penser à une puissance de destruction. On se sert de l’acide et on en abuse. Il s’agit de détruire le feu de la vie par un surfeu, de se consumer sans flamme ni cendre.

Chapitre VI. Le complexe d’Hoffmann

« L’eau de vie, c’est l’eau de feu. C’est une eau qui brûle la langue et s’enflamme à la moindre étincelle ». L’un des traits de l’œuvre d’Hoffmann, c’est l’importance des phénomènes du feu. On y parle de punch, simple accompagnement d’un soir de fête. La folie et l’ivresse, la raison et la jouissance sont présentées dans leurs interférences. Toute une partie de la littérature fantasmagorique repose sur la poétique excitation de l’alcool. Edgar Poe comme Hoffmann ont été aidés dans leur génie par l’alcool. Cependant les deux sont différents. L’alcool d’Hoffmann, c’est celui qui flambe tandis que l’alcool d’Edgar Poe, c’est celui qui donne l’oubli et la mort. Le génie d’E.Poe est associé aux eaux dormantes, aux eaux troubles, à l’étang où se reflète la maison Usher. L’eau prend le dessus chez lui sur le feu.

L’alcool brûle, consume. Le philosophe cite plusieurs exemples relatés dans les ouvrages du XVIIIe siècle où on retrouve un ivrogne en cendres, consumé par la boisson. C’est dans l’inconscient collectif qu’on trouve l’idée qu’un corps vivant peut être consumé de l’intérieur par le "feu" de l’alcool.

Chapitre VII. Le feu idéalisé : feu et pureté

Le feu est à la fois le symbole du diable, des flammes de l’enfer et un symbole purificateur. Il purifie tout car il supprime les odeurs nauséabondes. En agriculture, il détruit les herbes inutiles et enrichit la terre.

Quand le feu se dématérialise, il devient esprit. Pour Rilke, être aimé c’est se consumer dans la flamme, c’est échapper au doute, c’est vivre dans l’évidence du cœur.

Conclusion

 

La rêverie sur le feu a permis de mettre en évidence toute l’ambiguïté de cet élément : avoir conscience de brûler, c’est se refroidir, sentir une intensité, c’est la diminuer. Tous les complexes liés au feu sont douloureux : prendre le feu ou se donner au feu, suivre le complexe de Prométhée ou d’Empédocle. Seule la rêverie créatrice peut détruire ces douloureuses ambiguïtés, car l’imagination est la force même de la production psychique, d’une liberté féconde et positive.

 

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13 décembre 2011

hedo cortex visuel

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Les hallucinations, ne sont que le "reflet" de notre cortex visuel primaire.
Selon les travaux et expériences conduits par J. Cowan, « La géométrie des images hallucinatoires est une conséquence de la géométrie du circuit du cortex visuel » : tout se passe comme si le consommateur d'hallucinogènes "interprétait" des formes géométriques créées par son cerveau, transformant les hachures horizontales qu'il perçoit en droites convergentes ; les cellules en nid d'abeille en spirales (le serpent cosmique) etc.

« Le cortex produit 4 formes. D'après les modèles théoriques des neurones, lorsque les yeux sont fermés et que la concentration de drogue atteint un seuil critique, quatre formes géométriques émergent dans le cortex visuel primaire.. qui deviennent visuelles. Le consommateur d'hallucinogènes interprète ces formes dans son cortex comme des images ayant traversé sa pupille. Il transforme les hachures horizontales en des droites convergentes et pense voir un tunnel. De même il croit distinguer une spirale, un nid-d'abeilles ou une toile d'araignée. D'après les témoignages, Heinrich Klüver avait repéré quatre motifs caractéristiques des hallucinations. La ressemblance avec les formes théoriques sont frappantes. L'hallucination est bien déterminée par la structure du cortex. »

 

Parce que les pseudo-scientifiques...
- inventent leur propre vocabulaire dans lequel plusieurs termes manquent de précision ou dont les définitions sont ambiguës, ou ne possèdent pas de définition du tout
- font souvent appel aux coutumes anciennes de la pensée magique
Parce que les "explications" pseudo-scientifiques...
- tiennent davantage du scénario
Parce que les débats pseudo-scientifiques
- sont issus de l'ignorance et d'erreurs élémentaires
Parce que la "recherche" pseudo-scientifique...
- est invariablement bâclée...
Parce que la pseudoscience...

- reste indifférente aux faits, aux critères de la preuve solide, et repose entièrement sur des idées anachroniques
- fait appel aux critères de vérité de la méthodologie scientifique en lui refusant simultanément toute validité, à de faux arguments d'autorité, à l'émotion, aux sentiments ou à la mise en doute de faits établis
- discute à partir de prétendues exceptions, d'erreurs, d'anomalies, d'évènements étranges et de déclarations suspectes - plutôt qu'à partir de faits réels et de régularités bien établies de la nature
- fait des déclarations extraordinaires et avance des théories fantastiques qui contredisent ce qui est connu de la nature
- repose fortement sur la validation subjective et fait davantage confiance dans les conventions arbitraires de la culture humaine plutôt que dans les régularités immuables de la nature
- se termine toujours en absurdité si on la pousse jusqu'au bout
- évite toujours soigneusement de vérifier ses déclarations dans des expériences significatives
- se contredit souvent, même dans ses propres termes
- a délibérément recours au mystère lorsqu'il n'y en a pas en omettant des informations décisives ou des détails importants
- ne progresse pas et tente de convaincre par la rhétorique, la propagande et des présentations erronées, plutôt que par la preuve solide (qui n'existe vraisemblablement pas).

 

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28 novembre 2011

Hédo renforcement

skinner skinner

 

Dans les années 1940 et 1950, Burrhus F. Skinner introduit la notion de conditionnement opérant sur la base des observations qu’il effectue sur les animaux placés dans des paradigmes opérationnels au cours desquels ils apprennent par essai-erreur les actions à effectuer pour obtenir une récompense. Alors que Watson la rejetait, Skinner s’appuie sur la loi de l’effet de Thorndike qui établit que le comportement est fonction de ses conséquences, pour développer les notions de renforcement, de façonnement, d’apprentissage programmé. Ces principes marquent une divergence profonde avec le béhaviorisme méthodologique de Watson en acceptant l’idée que des variables internes à l’individu puissent intervenir dans l’analyse du comportement. De plus, ce courant ne rejette pas les processus internes comme les pensées ou les émotions mais les qualifie d’événements « privés » auxquels peuvent tout aussi bien s’appliquer les principes de la psychologie opérante ; ce qui revient à dire « tout est du comportement », y compris les événements mentaux, d’où le terme béhaviorisme méthodologique qui désigne cette approche.

L'expérience de Skinner

Renforcement positif :
Stimulus « Le rat est dans la cage »
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Renforcement positif « Il obtient de la nourriture » (= ajout)

Augmentation de la probabilité d’apparition du comportement

Renforcement négatif :
Stimulus « Le rat est dans la cage, il reçoit des chocs électriques (plancher)
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Renforcement négatif « Les chocs électriques s’arrêtent » (= retrait)

Augmentation de la probabilité d’apparition du comportement

Punition positive :
Stimulus « Le rat est dans la cage »
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Punition positive « Il reçoit une décharge électrique » (= ajout)

Diminution de la probabilité d’apparition du comportement

Punition négative :
Stimulus « Le rat est dans la cage »
Réponse (comportement) « Le rat appuie sur le levier »
Punition négative « La nourriture disparait » (= retrait)

Diminution de la probabilité d’apparition du comportement

 

Base de la théorie behavioriste

La théorie behavioriste fait du comportement observable l’objet même de la psychologie. L’environnement y est l’élément clé de la détermination et de l’explication des conduites humaines. La plupart des théories de l’apprentissage reconnaissent trois grandes variables dans le processus : l’environnement qui stimule, l’organisme qui est stimulé et le comportement ou la réponse de l’organisme par suite de la stimulation.

Le schéma classique est donc :

 

S = le stimulus provenant de l’environnement (des stimuli)

I = l’individu

R = le comportement ou réponse de l’individu par suite de la stimulation

Sans nier la réalité de l’individu (I) et de son fonctionnement interne, les behavioristes classiques ne s’en occupent pas directement. En effet, leur objectif est de spécifier les conditions et les processus par lesquels l’environnement (S) contrôle le comportement (R), sans faire référence à des variables internes considérées comme non observables et hypothétiques. Le schéma selon lequel ils travaillent met ainsi entre parenthèses l’individu (I) qu’ils considèrent comme une « boîte noire ». Toutes les questions relatives à la conscience sont ainsi écartées de leurs champs d’étude.

D’où le schéma :

 

considéré comme le schéma linéaire classique behavioriste.

Ce schéma, pouvant être assimilé au schéma du conditionnement classique pavlovien, a été modifié par B.F. Skinner, car le conditionnement pavlovien n’explique que les apprentissages liés à des stimulis dits inconditionnels c’est-à-dire des stimulis provoquant des réponses inconditionnelles liées à la phylogénèse de l’espèce.

Ainsi, le deuxième schéma classique est celui du conditionnement opérant. Ce schéma introduit deux nouvelles variables : l’environnement et les conséquences sur l’organisme pouvant être positives ou négatives.

D’où le schéma :

 

(le tout étant modulé par le contexte)

Ce schéma n’est plus linéaire car ce n’est pas un stimulus qui déclenche une réponse, c’est un stimulus qui l’évoque. La réponse ou comportement étant sélectionné par les conséquences sur l’organisme et sur l’environnement, conséquences qui sont propres à chaque organisme, c’est pour cela que l’étude et la classification des stimuli et des réponses ne peut s’effectuer qu’à posteriori.

Le conditionnement opérant explique les comportements appris lors de l’ontogénèse de l’organisme. La différence fondamentale entre le conditionnement classique et opérant est que le conditionnement opérant présuppose un être actif dans son environnement.

  •  

 

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14 novembre 2011

Hedo providence

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PLOTIN

TROISIÈME ENNÉADE.

LIVRE TROISIÈME.  DE LA PROVIDENCE II.

 

Ce n'est donc pas par l'effet de circonstances accidentelles qu'on vit bien ou mal ; celles-ci elles-mêmes découlent naturellement de principes supérieurs, et résultent de l'enchaînement de toutes choses. Or, cet enchaînement est établi par la puissance qui a le commandement dans l'univers, et chaque être y concourt selon sa nature : c'est ainsi que, dans une armée, le général commande, et les soldats exécutent ses ordres d'un commun accord. La Providence, en effet, â tout réglé dans l'univers, comme un général qui considère tout, les actions et les passions, les vivres et la boisson, les armes et les machines, et qui embrasse tous les détails, en sorte que chaque chose ait une place convenable : rien n'arrive ainsi qui n'entre dans le plan de ce général, quoique ce que font les ennemis reste en dehors de son action, et qu'il ne puisse commander à leur armée . S'il était le grand chef auquel l'univers est soumis, qu'y aurait-il qui pût déranger son plan, et qui ne dût pas s'y rattacher étroitement ?

 Quoique je sois maître de prendre une détermination ou une autre, cependant ma détermination entre dans le plan de l'univers, parce que ma nature n'a pas été introduite après coup dans ce plan et que je m'y trouve compris avec mon caractère (. Mais d'où vient mon caractère? Il y a ici deux points à considérer : faut-il chercher la cause du caractère de chaque homme dans celui qui l'a formé ou dans cet homme même?

 

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31 octobre 2011

Salut Bruno « L'homme peut guérir de tout, non de l'homme. »

 

dinkydinky

 

 

 

 

 

Épanadiplose

« Rien ne me verra plus, je ne verrai plus rien » 

    « L'homme peut guérir de tout, non de l'homme. »

— Georges Bernanos, Nous autres Français

 

La figure peut aussi confiner à la tautologie :

« Je suis comme je suis. »

     Jacques Prévert, Paroles

 

 

L'épanadiplose (du grec épi : « sur », ana : « de nouveau », diploos signifiant « double, duplication », soit redoublement à la suite) est une figure de style consistant en la reprise, à la fin d'une proposition, du même mot que celui situé en début d'une proposition précédente. Elle a pour figure inverse l'anadiplose. Elle permet des jeux mélodiques et rythmiques qui ont pour effet de suggérer l'insistance ou l'humour.

L'épanadiplose peut aussi être utilisée pour mettre en valeur un mot, un groupe de mots ou une idée.

 

L'épanadiplose est également une figure de narration utilisée dans de nombreux genres littéraires ; elle est alors nommée « épanadiplose narrative ». Il s'agit de la reprise d'une scène initiale ou d'un motif initial (dans l'incipit) à la fin (ou clausule) de l'intrigue. Cette figure suggère une fermeture du récit sur lui-même.

 

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20 octobre 2011

hedo Pro Domo

P1120550 P1120550

 

Georges Molinié

«Ma langue est la putain de tout le monde, dont je fais une vierge.»
Karl Kraus,
Pro Domo et Mundo

[1912] (trad. par Roger Lewinter, éditions Gérard Lebovici, 1985), p. 134.

Georges Molinié, né le 28 décembre 1944 à Cahors, est un philologue français, professeur des universités à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV), spécialiste de stylistique française et de sémiotique.

Professeur agrégé des lettres et docteur ès lettres, il a été maître de conférences puis professeur à l'Université Toulouse II-Le Mirail de 1979 à 1988, date à laquelle il est devenu professeur à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV).

De 1998 à 2003, ainsi que depuis 2008, il est président de l'Université Paris-Sorbonne. En tant que tel, il s'est opposé, avec d'autres présidents d'université, aux réformes dirigées par Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, signant une tribune dans Le Monde le 13 mai 2009.

Publications

  • Edition critique avec texte grec et traduction du Roman de Chairéas et Callirhoé de Chariton, Les Belles Lettres, 1979.
  • Du roman grec au roman baroque : Un art majeur du genre narratif en France sous Louis XIII, Presses de l'Université de Toulouse-Le Mirail, 1982.
  • Éléments de stylistique française, Presses universitaires de France (PUF), 1986.
  • avec Jean Mazaleyrat, Vocabulaire de la stylistique, PUF, 1989.
  • La Stylistique, PUF, "Que sais-je ?", 1989.
  • Le Français moderne, PUF, "Que sais-je ?", 1991.
  • Dictionnaire de rhétorique, Le Livre de Poche, 1992.
  • La Stylistique, PUF, "Premier cycle", 1993, rééd. "Quadrige", 2004
  • avec Alain Viala, Approches de la réception. Sémiostylistique et sociopoétique de Le Clézio, PUF, 1993.
  • avec Pierre Cahné, direction de l'ouvrage collectif Qu'est-ce que le style ?, PUF, 1994.
  • Sémiostylistique. L'Effet de l'art, PUF, "Formes sémiotiques", 1998.
  • Hermès mutilé. Vers une herméneutique matérielle. Essai de philosophie du langage, Honoré Champion, 2005.
  • De la pornographie, MIX, 2006.
  • Au corps du texte : Hommage à Georges Molinié, ouvrage collectif rassemblant quarante contributions, sous la direction de Delphine Denis, Mireille Huchon, Anna Jaubert, Michael Rinn et Olivier Soutet, Paris, Honoré Champion, 2010.


 

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